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Origine
Indigène dans l’ensemble du Pacifique tropical
Répartition
Présent dans quasiment toutes les îles hautes de Polynésie française. Aux Tuamotu, il est présent dan les atolls soulevés comme Niau, Makatea.
Ecologie
Le ‘ôrâ se rencontre du niveau de la mer jusqu´à plus de 1000 m d´altitude, en végétation littorale, en formation de basse vallée et également en ravin de moyenne altitude, sur sols calcaires ou volcaniques.
Description
Arbre de la famille des moracées pouvant atteindre plus de 30 mètres et 9 m de diamètre en comprenant ses racines aériennes. Ecorce lisse dé Sève blanche. Feuilles alternes caduques en saison sèche. Limbe entier, ovale de 6 à 20 cm de long sur 3 à 9 cm de large. Pétiole de 1à 3 cm de long. Fleurs et fruits contenus dans le réceptacle, la figue de 6 à 8 mm de large et passant de couleur crème à rouge puis à noir à maturité.
Les fruits sont disséminés par des oiseaux frugivores, notamment les pigeons verts endémiques qui ingèrent la figue entière. En fleurs et en fruits toute l´année.
Usages
Autrefois, certains ‘ôrâ étaient tabu et les morts et leurs objets étaient déposés dans l'entrelac de leurs racines qui se refermait sur eux. Il servait également d'indicateur de limite.
Les fines racines aériennes et l’écorce étaient utilisées comme cordage.
L´écorce est toujours utilisée pour la confection de tapa de couleur brune. Ces tissus servaient de garniture menstruelle, pagne, ceinture, jupe, cape et enveloppe des idoles.
Les jeunes feuilles macérées dans l´huile de coco sont considérées comme purgatives comme les jeunes racines souterraines ou encore le liber.
Les jeunes racines aériennes sont utilisées contre les leucorrhées, blennorragies, diarrhées infantiles, stomatites, gingivites, bronchites la tuberculose et l'anthrax.
Selon la tradition orale, si cet arbre sacré est détruit, une source avoisinante peut tarir et les auteurs de l'acte irrespectueux reçoivent une sanction divine. Selon la légende de Hina, il est originaire de la lune.
Légende
Un soir que la lune était pleine et bien visible, Hina prit sa pirogue pour aller lui faire une visite. Une fois arrivée, la lune lui plut tellement qu’elle abandonna sa pirogue à la merci des flots qui l’engloutirent.
C’est ainsi que Hina-i-faauru-vaa devint Hina-i-aa-te-marama (Hina qui pénètre dans la lune) et elle demeura à jamais dans la lune. Elle ne cessa pour cela de demeurer en sympathie avec son frère au cours de ses voyages sur terre et continue de faire du bien aux hommes.
Elle protégeait les voyageurs pendant la nuit, ce qui la fit appeler Hinanui- te-araara (grande Hina qui veille). Dans le folklore polynésien, c’est généralement de Hina-i-aa-te-marama dont il est question. Les ombres de la lune étaient, selon la croyance, un ‘ôrâ (banyan) dont les nombreuses branches fournissaient à Hina de l’écorce dont elle faisait du tapa pour les dieux. En cette capacité on l’appelait Hina-tutu-ha’a (Hina la batteuse de tapa) et sur terre, elle était l’inspiratrice des batteurs de tapa sacré qui s’efforçaient d’égaler son talent artistique.
Un jour que Hina était dans le banyan, elle brisa avec son pied une branche, qui tomba dans l’espace et finit par atterrir a Opoa, Ra’i-atea ou elle prit racine ; ce fut le premier arbre de cette espèce dans le monde. C’est un arbre magnifique dont le tronc s’évase en forme de table et qui est si large que depuis des temps immémoriaux, les gens ont l’habitude d’y placer leurs nattes pour converser et s’y reposer.
L’espace clair dans la lune est l’endroit ou se trouvait la branche et c’est la qu’habitait Hina sous l’arbre. Son compagnon était un ‘u’upa (pigeon vert sauvage) qui demeurait dans l’arbre, se nourrissant de ses petites figues dont il apporta quelques exemplaires sur terre. Il répandait les graines de la façon suivante : le ‘u’upa avait un jour un paquet de figues dans le bec, lorsque très haut dans l’espace il rencontra un otaha (frégate), qui voulut se saisir des figues et ainsi s’approprier les mérites de les avoir rapportées sur terre, mais grâce à la protection de Hina, le ‘u’upa pût conserver son fardeau et continua sa route. Une fois près de la terre il éparpille les fruits qui donnèrent naissance aux premiers banyans en Polynésie. Les populations, trouvant l’écorce propre à la fabrication du tapa, répandirent l’arbre un peu partout. Les figues du banyans n’ont pas de graines, l’arbre se reproduit par ses branches.
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