« Le plus grand musée de France »
Pétroglyphe de « Tīpaeru’i » illustrant la légende des jumeaux de Tīpaeru’i et image bien connue du paysage culturel polynésien est lauréat de la 5e édition du concours national « Le plus grand musée de France » mené par Allianz et la fondation « La sauvegarde de l’art français ».
« 1000 māuruuru maita’i à toutes celles et ceux qui ont voté pour notre pétroglyphe ainsi qu’aux institutions culturelles et autres qui ont joué le jeu en partageant notre annonce »
Le prix remporté (8.000 euros) est destiné à restaurer ou protéger une œuvre importante du patrimoine culturel, à condition qu’elle soit accessible gratuitement au public.
Le musée a une liste d’attente d’objets prioritaires à restaurer mais les critères du concours ont incité l’équipe à choisir le fameux pétroglyphe, œuvre emblématique et accessible gratuitement car situé dans le patio du musée.
Le pétroglyphe dit « Nā maeha’a nō Tīpaeru’i, des jumeaux de Tīpaeru’i» n’est absolument pas en « danger » mais a besoin d’un nouvel abri de protection avec couverture végétale pour limiter l’impact érosif des pluies, œuvre inévitable du temps, et l’éventuel développement de mousses que l’équipe surveille quotidiennement.
Le remplacement de l’ancien abri du pétroglyphe était en projet et devient réalité dès 2026 grâce à ce prix. Il se fera dans le cadre d’un projet à la fois culturel et pédagogique dont nous dévoilerons le contenu dans un futur proche.
La légende
Tetauri était rongé d’inquiétude lorsque la guerre éclata entre Punaauia et Fa’a’a, alors que son épouse arrivait au terme de sa grossesse. Elle le força pourtant à se rendre à la bataille afin de sauver l’honneur de la famille. Tetauri l’emmena à l’intérieur de la vallée, lui amménagea un campement et rejoignit les troupes de guerriers. L’accouchement difficile auquel son épouse dut faire face lui coûta la vie, comme celles des jumeaux qu’elle attendait. Lorsque Tetauri réalisa que son camp serait vaincu, il s’enfuit du champ de bataille pour la rejoindre. Pris de douleur face à leur décès, il les enterra avant de recouvrir leur sépulture d’une large pierre où fut gravée l’image de deux enfants, ainsi que celle d’une anguille, gardienne de cette sépulture.
Vue sur son lieu de découverte – Nā Maeaha’a nō Tīpaeru’i, pétroglyphe des jumeaux dans la vallée de Tīpaerui (Papeete) © Courtoisie Y. Sinoto du Bishop Museum au Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha