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NOTE: LA SALLE D’EXPOSITION PERMANENTE EST ACTUELLEMENT FERMÉE POUR TRAVAUX
OUR MAIN SHOWROOM IS CURRENTLY CLOSED FOR WORK

Horaires d'ouverture et tarifs

Le Musée est actuellement fermé

Renseignements: +689 40 548 435

mardi09:00 - 17:00
mercredi09:00 - 17:00
jeudi09:00 - 17:00
vendredi09:00 - 17:00
samedi09:00 - 17:00
dimanche09:00 - 17:00
Billet
Plein tarif
Tarif agence de voyage et groupe de plus de 10 pax
Salle d’exposition permanente*
600 F
500 F
Salle d’expositions temporaires : exposition avec le commissariat du MTI
800 F
700 F
Billet combiné : salle expo permanente* + temporaires (commissariat MTI)
1000 F
900 F
Salle d’expositions temporaires : exposition extérieure ou en partenariat avec le MTI
Tarif fixé par la direction
Tarif fixé par la direction
Billet combiné salle d’exposition permanente* et temporaires (exposition extérieure ou partenariat)
Tarif fixé par la direction
Tarif fixé par la direction
*inclut également l’accès à l’espace Farereira’a
  

 

En ce moment ou prochainement au Musée

Sep 2018

Fermeture de la salle d'exposition permanente
mardi 18 septembre 2018 au jeudi 15 avril 2021 00:00
La salle d'exposition permanente du Musée de Tahiti sera fermée à partir du 18 septembre 2018, en prévision des travaux de rénovation de l'établissement qui débuteront en fin d'année.
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Mar 2019

TUPUNA ➔ TRANSIT
samedi 30 mars 2019 au dimanche 20 septembre 2020 00:00
Le Musée de Tahiti et des Îles - Te Fare Manaha proposera du 30 mars 2019 au 20 septembre 2020 une nouvelle exposition « TUPUNA ➔ TRANSIT ».Cette exposition présentera une centaine de pièces issues des collections du Musée. Ces pièces emblématiques des 5 archipels de la Polynésie française sont, pour la grande majorité, issues de l’exposition permanente des collections, qui est fermée depuis septembre 2018 suite aux travaux de déménagement. De nouvelles acquisitions seront également présentées . Des visites guidées téléchargeables sur smartphone sont disponibles en français, anglais, tahitien .
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Avr 2019

Le Jeu du Patrimoine
lundi 1 avril 2019 au vendredi 1 janvier 2021 00:00
Le Musée de Tahiti propose un nouveau jeu interactif dans ses jardins . Il contient 31 cases représentant les collections du Musée de Tahiti et des Îles et le patrimoine naturel de la Polynésie Française. L’objectif : apprendre en s’amusant !
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Mar 2020

Le Musée à la Maison - Les oiseaux des Jardins d'Hiti.
dimanche 22 mars 2020 au dimanche 31 mai 2020 00:00
Émanations, messagers ou images des dieux, les oiseaux tenaient à ce titre, une place éminente dans la vie des polynésiens, au travers notamment des cérémonies importantes sur les marae, les prêtres étant très alertes et vigilants à leur présence et à leurs sifflements et cris. Nous vous proposons de découvrir les principales espèces qui peuvent être observées au Musée.
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Avr 2020

Les Tikis contemporains des jardins du Musée.
mercredi 8 avril 2020 au dimanche 31 mai 2020 00:00
Le Musée de Tahiti présente au public dans son parc plusieurs sculptures de façon permanente ou temporaire. Nous vous proposons de découvrir deux des sculptures en pierre réalisées en marge de l'exposition "Regards contemporains sur le Tiki " en 2017. En janvier 2017, le Musée de Tahiti et des Îles invitait des artistes polynésiens à revisiter le concept de « Tiki », cette figure importante de la culture marquisienne. Deux mois durant, Teva Victor, Jonathan Mencarelli, Eriki Marchand, Mataitai Tetuanui, Augustin Kaiha, ainsi que Paulin et Jérémy Tamarii ont ainsi réalisé des œuvres in situ. Elles ont ensuite été exposées au cours [...]
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Activités pédagogiques
mardi 14 avril 2020 au mardi 30 juin 2020 00:00
Pour poursuivre notre opération quotidienne, nous vous proposons aujourd'hui des activités issues des carnets du Musée de Tahiti pour contribuer à la continuité pédagogique ... Bon courage aux enfants, et à leurs parents !
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Les tatoués gravés de Wilhelm Gottlieb Tilesius von Tilenau
jeudi 30 avril 2020 au dimanche 31 mai 2020 00:00
Parmi les collections graphiques du Musée de Tahiti et des îles, on recense des estampes reproduisant certains dessins originaux réalisés par les explorateurs occidentaux durant leurs séjours de « découvertes ». Les équipages des expéditions du XVIIIe et XIXe siècles comptaient en effet des scientifiques qui, accompagnés ou non d’artistes attitrés, prirent soin d’immortaliser avec grand détail ce et ceux qu’ils purent observer alors.Nous vous proposons de découvrir  une série d’estampes réalisées par procédé de gravure d’après les dessins originaux de Wilhelm Gottlieb Tilesius von Tilenau.
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Te’a, le tir à l’arc polynésien

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Date / Heure
Date(s) - mercredi 15 avril 2020 au jeudi 30 avril 2020
0 h 00
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L’arc (fana) possédait un statut particulier dans la société polynésienne ancestrale. Nous évoquerons aujourd’hui l’archerie traditionnelle polynésienne, à travers l’un des rares exemplaires qui nous soient parvenus complets et que nous avons la chance de conserver au Musée de Tahiti et des Îles.

Cet arc (78.03.66), le carquois (78.03.67) et les flèches associées (78.03.68) furent collectés à Tahiti entre 1821 et 1824 par le missionnaire de la London Missionary Society Georges Bennet qui les rapporta en Angleterre. Plus tard, cet ensemble fut acquis par le collectionneur James Hooper. En 1978, lors d’une vente chez Christies, la Polynésie Française se porta acquéreur de ce remarquable ensemble.

S’il existait d’autres arcs en purau (Hibiscus tiliaceus), comme le relatent William Ellis et Jacques-Antoine Moerenhout, notre arc, fana, est en ’aito (Casuarina equisetifolia), bois de fer, dur, dense et résistant. De section ronde (3,3 cm au centre), effilé vers les extrémités (2,1 cm), il mesure 2,17 m de long, et est de type longbow régulier, légèrement courbé. Il est ainsi plus grand que ceux décrits par Ellis et Moerenhout, mesurant environ 5 pieds de long (approx. 1,50 m).

La corde, taura, en fibres de bourre de noix de coco (nape) est fixée à chaque extrémité par un simple nœud. Torsadée, elle est marquée d’un noeud au niveau de chaque attache. La littérature mentionne l’existence de cordes en romaha ou ro’a (Pipturus argenteus), ou encore d’hibiscus. Les cordes cassaient souvent selon Ellis. Le tireur, pliant un genou au sol, la tendait avec la main droite jusqu’à ce que l’extrémité de la flèche touche le centre de l’arc. Bander l’arc au maximum dans cette position exigeait un grand effort.

Les 25 flèches,’ofe, sont en roseau des montagnes (Miscanthus floridulus), sans empennages, avec des pointes emboîtées en bois de fer. Sans décoration, elles mesurent 87 cm pour 19 d’entre elles et 70 à 75 cm pour les plus petites, avec une encoche peu prononcée (0,3 cm). Il semble que les flèches étaient souvent ornées, parfois richement coloriées et bariolées.

Les pointes en bois de fer, probablement noircies au feu, sont enfoncées dans le roseau, maintenues par de fines ligatures de ro’a semble-t-il, renforcées de gomme de ‘uru, arbre à pain (Artocarpus altilis). La partie enfoncée dans le roseau est légèrement dégrossie et de longueur variant de 6 à 9cm.

On remarque également des traces de résidus résineux sur ces flèches. Ceci coïncide avec les propos d’Ellis, décrivant que pour maintenir plus solidement les flèches pendant qu’on bandait l’arc, leur extrémité inférieure était enduite d’une gomme résineuse tirée de l’arbre à pain. Elles n’étaient ni barbelées, ni empennées.

Taillé dans un seul noeud de bambou d’Océanie (Schyzostachyum glaucifolium), le carquois, pe’eha (78.03.67), mesure 98,4 cm pour 5 cm de diamètre. Il est entouré de nape en 5 cerclages distincts. D’autres carquois conservés au British Museum et au Musée National d’Ethnographie de Stockholm comportent également ce type de ligatures, avec un nombre de tours cependant différents. Pourrait-il s’agir de « marques identitaires » ? D’autres encore, décrits par Ellis et Moerenhout semblaient lisses et peints. Comptant généralement entre 10 et 12 flèches, ils comportaient un couvercle – ici manquant – fait d’une demi-noix de coco noire, polie et parfois gravée, reliée au carquois par des tresses de cheveux. L’ensemble (arc, flèche et carquois) étaient de vrais objets de luxe, aussi élégants que riches.

 

Le tir à l’arc, un divertissement sportif sacré

 

Aux Îles de la Société, l’utilisation de l’arc était exclusivement réservée aux dignitaires de hauts rangs, les ari’i ou chefs qui possédaient d’immenses privilèges et les ra’atira ou grands propriétaires terriens. Jeu sacré, le tir à l’arc se déroulait sur des plates-formes spécialement réservées à cet usage. Il consistait à envoyer la flèche le plus loin possible, sans recherche de tir de précision. Si James Morrison mentionne que les femmes pouvaient également pratiquer le tir à l’arc, uniquement entre elles, ce jeu était, selon Moerenhout, l’amusement favori des chefs et celui auquel ils se livraient toujours pendant les grandes fêtes.

 

Avant la compétition, une cérémonie avait lieu sur le marae situé à proximité d’une plate-forme dédiée à ce sport, où les participants invoquaient Patutetava’e, dieu des archers. Ces derniers revêtaient un habit spécial pour la compétition, le puhipuhite’a, et portaient à l’avant-bras gauche un bracelet de protection composé d’écailles de mara, poisson appelé napoléon (Cheilinus undulatus).

 

L’accès au lieu était gardé et seules les personnes habilitées pouvaient y assister. Maximo Rodriguez, un des premiers Européens résidant à Tahiti en 1774 – 1775, écrivit ainsi que « tous les feux devaient être éteints pendant les réunions de tir à l’arc ». Cette restriction, qui était appliquée durant le déroulement des cérémonies religieuses, précise bien l’aspect sacré de ces manifestations sportives. À la fin de la compétition, les participants retournaient sur le marae pour se purifier et leurs vêtements étaient soigneusement rangés, comme les arcs et flèches, avec les objets sacrés dédiés aux cultes.

 

Les plates-formes tōrē tahua, construites en blocs de basalte à l’intérieur des vallées et en corail lorsqu’elles étaient implantées en bord de mer, étaient toujours situées à proximité d’un marae. Plusieurs subsistent aux Îles de la Société, à Ra’iatea, Huahine, Mo’orea, Tahiti et sur l’atoll de Tetiaroa, et ont fait l’objet, pour certaines, de restaurations et de valorisations touristiques.

De forme rectangulaire, partiellement pavées, leur partie avant est concave avec deux avancées de « bras » où des dalles verticales sont plantées. L’archer, placé juste derrière la partie frontale incurvée, tirait pour atteindre la plus grande distance. La technique de tir consistait à plier un genou contre une pierre dressée puis élever son arc et tendre la corde avec la main jusqu’à ce que la flèche touche le centre de l’arc (Teuira Henry 1928). Une fois la flèche projetée au son des tambours, des guetteurs, répartis le long du champ de tir ou de jeunes garçons en haut des arbres et des cocotiers, indiquaient à l’aide de petits drapeaux en tapa blanc la distance du tir, et par là même, le vainqueur. Si l’on en croit les témoignages, la distance pouvait aller jusqu’à plus de 300 m. Cette pratique du tir étaot un symbole de pouvoir et de virilité.

 

L’arc et la guerre

 

Il est souvent mentionné que l’arc n’aurait jamais servi pour la guerre à Tahiti. Pourtant, les rivalités entre les chefferies étaient fréquentes. En outre, des récits mythiques mentionnent l’utilisation de l’arc comme arme. Il était d’ailleurs utilisé comme tel aux Gambier, et dans certaines îles des Tuamotu, comme Anaa et Fangatau (Stimson & Marshall).

La présence de pointes effilées en bois de fer comme composante des flèches, suggère, au-delà de leur équilibrage, un probable usage antérieur comme arme. On retrouve d’ailleurs ce type de pointes en bois de fer en Polynésie occidentale, parfois barbelées, utilisées pour la guerre ou la chasse.

 

L’évolution de l’utilisation de l’arc est ainsi suggérée par Handy en 1930, pour qui les ari’i, minoritaires, établirent leur suprématie en faisant de l’arc un objet tapu dans l’intérêt de leur protection, préservant par la même occasion, leur propre habilité dans son utilisation et ne le pratiquant plus que comme un sport d’élite, fortement ritualisé. Toutefois aucune preuve ne vient étayer cette supposition.

La même année, Edouard Ahnne, souligne quant à lui combien l’environnement naturel ne permettait pas l’utilisation de cette arme, les Polynésiens étant par ailleurs d’habiles pêcheurs lanceurs de harpon n’ayant que peu usage de l’arc. Lui étaient préférés le corps à corps, les massues et casse-têtes pour le combat, plus dignes d’un brave guerrier.

Ce sport populaire chez les classes dominantes a rapidement disparu avec l’arrivée des Européens et du christianisme, en raison des rituels qui l’accompagnaient. Il est probable qu’en brûlant les idoles, les missionnaires aient également détruit les arcs et flèches qui y étaient associés.

Aujourd’hui, subsiste lors des fêtes en juin et juillet, un tir de précision au javelot (pātiafā). Propulsé par l’index depuis un pas de tir situé à 22 m de distance, le javelot doit atteindre une noix de coco fichée au sommet d’un mât à 9,50 m de haut.

Cet article a été rédigé par Vairea Teissier (Musée de Tahiti et des Iles à Tahiti – Te Fare Manaha) et Jean-Luc Rieu (Musée départemental de Préhistoire à Nemours)

Remerciements pour leur aide précieuse à Michel Tetuaiteroi, assistant conservateur au Musée de Tahiti et des Iles – Te Fare Manaha, Véronique Mu Liepmann, conservatrice au Musée de Tahiti et des Iles – Te Fare Manaha et à Pierre-Alexis Kimmel, restaurateur au Musée du Quai Branly à Paris.

 

Références

Ahne, E. 1930.  « L’arc chez les Polynésiens ». Bulletin de la Société des Etudes Océaniennes n°36.

Handy, W.C. 1930, History and Culture in the Society Islands. Bernice P. Bishop Museum Bulletin 79. (1971 Ed.), Honolulu, Hawaii.

Henry, T. 2000, Tahiti aux temps anciens. Publication de la Société des Océanistes N°1, Musée de l’Homme, Paris, 722 p.

Ellis, Rvd. W., 1971, A la recherche de la Polynésie d’autrefois. Publication de la Société des Océanistes n°252, 2 volumes, Paris.

Moerenhout, J.-A., 2006, Voyages aux îles du Grand Océan. Géographie. Editions La Lanterne magique, Besançon, 318 p.

Morrison, J., 1981, Journal de James Morrison, second maître à bord de la « Bounty ». Traduit de l’anglais par B. Jaunez. Publication de la Société des Etudes Océaniennes, Papeete.

Rodriguez, M., 1995, Les Espagnols à Tahiti (1772-1776). Publication de la Société des Océanistes N°45, Musée de l’Homme, Paris.

Stimson, F., Marshall, D.S. 1964, A dictionary of some Tuamotuan dialects of the Polynesian language, Ré-édition Société des Etudes Océaniennes, 2008, Papeete.

Tyerman, D., Bennet, G., 1831, Journal of their voyages and travels (compiled by James Montgomery). London, 2 vol.

 

2020-04-15T16:36:25-10:00
NOTE: La salle d’exposition permanente est actuellement fermée pour travaux / Our main showroom is currently closed for work
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