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Date(s) - vendredi 17 avril 2020 au jeudi 30 avril 2020
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Les collections naturelles du Musée de Tahiti et des Îles comptent 89 oiseaux naturalisés, dont certains spécimens représentent des espèces endémiques devenues très rares.

Les plus anciens proviennent de l’expédition scientifique de l’American Museum of Natural History de New York entre 1921 et 1923, qui fit ensuite don de 53 oiseaux naturalisés au Musée de Pape’ete. D’autres spécimens, plus récents, sont des dons de l’association SOP Manu.

Aujourd’hui, nous allons vous faire découvrir un oiseau de l’archipel de la Société, Ptilinopus purpuratus purpuratus (Gmelin, 1789).

Le Musée en conserve 4 spécimens dont le plus ancien a été récolté sur l’île de Tahiti en 1921. Trois autres, plus récents, ont été naturalisés en position de vie par Wayne Bennett, taxidermiste néo-zélandais pour la SOP Manu et le Musée.

Cet oiseau terrestre, endémique de l’île de Tahiti, mesure environ 20 centimètres de long. Le plumage de sa tête, de sa gorge et de sa poitrine est de couleur gris-clair tirant sur le vert pâle. Sa calotte (partie supérieure de la tête) est rose-clair et peu marquée. Son dos, ses ailes et sa queue sont vert-foncé, tandis que les plumes situées sous sa queue sont jaune vif. Son bec, quant à lui, est jaune et ses pattes couleur bordeaux. Au niveau de l’apparence, aucune distinction ne peut être faite entre mâle et femelle.

La famille des Columbidés dont fait partie notre Ptilope de la Société Ptilinopus purpuratus purpuratus endémique de l’île de Tahiti, compte deux autres sous-espèces en Polynésie française : le Ptilinopus purpuratus frater, endémique de Mo’orea et le Ptilinopus purpuratus chrysogaster, endémique des Iles-Sous-Le-Vent.

On le rencontre dans les régions boisées à une altitude inférieure à 1000 mètres, parfois près des habitations. Il ne fréquente ni les cocoteraies, ni les îlots lagonaires.

Son alimentation est composée principalement de petits fruits charnus (2-17mm de diamètre), parfois d’insectes et de jeunes feuilles. Il consomme notamment les fruits du ‘ie’ie (Freycinetia, Freycinetia impavida), du taratara moa (Lantana, Lantana camara), du tuava (Goyavier, Psidium guajava), du moto’ī (Ylang-Ylang, Cananga odorata) et du ‘ōrā (Banian, Ficus prolixa).

Dans l’ancienne société tahitienne, cet oiseau était l’une des émanations du dieu Atea, associé au banian ‘ōrā, dont il mange les fruits. Le U’upa était le compagnon de la déesse Hina. Depuis la lune, celle-ci l’envoya dans le monde des humains, afin qu’il y dépose la graine de l’arbre sacré, le ‘ōrā.

Le ‘U’upa se reproduit toute l’année mais avec un seul jeune par portée. Malgré cela, il reste assez abondant dans certaines îles. Comme tant d’autres espèces, il subit l’introduction d’espèces prédatrices telles que le Busard de Gould (Circus approximans), les rats noirs et les chats, ainsi que la destruction progressive des forêts où il niche.

Le Pigeon vert est actuellement inscrit en catégorie A, sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française et classé en « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge de l’IUCN.

Références :

Et pour aller plus loin, les légendes liées au banian et au U’upa :

Quelques définitions

  • Espèce endémique : espèce localisée sur une aire géographique restreinte.