Maro’ura : un trésor polynésien

- 19 octobre au 9 janvier 2022 -

Maro'ura quai branly

Le musée du quai Branly – Jacques Chirac et le Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha présenteront en co-commissariat une exposition dénommée « Maro ‘ura : un trésor polynésien » du 19 octobre 2021 au 9 janvier 2022.

Suite à l’identification en 2016 par l’anthropologue Guillaume Alévêque de ce fragment de maro ‘ura, le musée du quai Branly – Jacques Chirac a acté le dépôt de cette pièce au Musée de Tahiti et des Îles, à la réouverture de la salle d’exposition permanente en 2022.

L’exposition, conçue en partenariat avec le Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha, a pour ambition de mettre en lumière l’histoire de cette œuvre unique, en particulier son importance religieuse et politique, tout en révélant le faisceau d’indices matériels et historiques qui ont permis son identification par des spécialistes. Outre le fragment du maro’ura, cette exposition présentera également des pièces liées au sacré tels que des to’o, des ornements en plumes, mais aussi des pièces contemporaines issues des collections du Musée de Tahiti et des Îles. A noter également, pour la première fois au musée du quai Branly – Jacques Chirac, les textes de présentation de l’exposition seront traduits en reo tahiti.

Au programme

En marge de l’exposition, une série de projections seront organisées en collaboration avec le FIFO (festival international du film documentaire), la Société des Océanistes, le musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha et le musée du quai Branly – Jacques Chirac, autour de l’exposition Maro ‘Ura

 

Mardi 19 octobre

Séance d’ouverture Projections
Introduction de la programmation

Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collections Océanie au département du patrimoine et des collections musée du quai Branly – Jacques Chirac, co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura
Miriama Bono, directrice du Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha, co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura
Khadija Benouataf, représentante du FIFO à Paris
Jessica De Largy Healy, chargée de recherche au CNRS, au laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative et au College of Arts, Society & Education, James Cook University (Townsville, Australie).

Tales of Taonga, un film de Tuki Laumea – Nouvelle Zélande, 2019, 14’, vostfr

Tuki Laumea est un cinéaste et journaliste néo-zélandais, internationalement reconnu. Son travail a été sélectionné et primé dans de nombreux festivals.  Familier de l’industrie du cinéma et de la télévision dans laquelle il a exercé plusieurs rôles, il est surtout réputé pour sa capacité à conter des histoires d’un point de vue très personnel et riche en émotions, à travers des réalisations particulièrement soignées sur le plan esthétique.

Synopsis : À Moana Nui A Kiva, les taonga sont des choses précieuses qui vont des objets et ornements aux concepts, aux gens et aux endroits spéciaux. Cette série originale de CoconetTV examine les histoires derrière certains de nos taonga d’île et comment ils portent ces contes à travers les générations.

E Arioi vahine, un film de Virginie Tetoofa – Polynésie Française, 2008, 15’, vostfr

Virginie Tetoofa est réalisatrice, productrice et cheffe opérateur. Elle a été intermittente du spectacle à Paris et travaille aujourd’hui en freelance à Tahiti. Elle réalise des films documentaires de commande et s’est spécialisée dans la valorisation du patrimoine immatériel polynésien. Elle écrit et réalise également ses propres films, essentiellement des courts métrages et des clips musicaux.

Synopsis : Tahiti, 1668. Petite fille, Poeiti rêvait de devenir une danseuse de la caste des Arioi. Jeune femme, elle devra faire un sacrifice ultime pour pouvoir rester parmi eux.
En se plongeant dans les racines de la culture polynésienne, Virginie Tetoofa soulève la difficulté de concilier féminité, amour, passion et croyances.
Ce court métrage de fiction, écrit et réalisé par Virginie Tetoofa lors de ses études de cinéma au Victorian College of the Arts de Melbourne, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux.

Sélections en festivals

2009 Palm Spring International Film Festival
2010 Tel Aviv international Film Festival
2010 FIPA (Festival international de programmes audiovisuels) – Biarritz (France) – sélection non-compétitive
2010 festival international du film of Irlande
2011 Flickerfest de Sydney

Tupaia, un film de Lala Rolls – Nouvelle Zélande, Polynésie, 2015, 52’, vf

Née à Fidji, la réalisatrice et monteuse d’origine australienne et néerlandaise Lala Rolls est connue notamment pour avoir réalisé des courts métrages, des clips musicaux et des documentaires (dont Tupaia’s Endeavour et Children of the Migration). Une grande partie de son travail explore la culture polynésienne et maorie. Elle a filmé dans de nombreuses îles du Pacifique et ses films ont été sélectionnés et primés dans des festivals en Nouvelle-Zélande et à l’étranger.

Synopsis : C’est l’histoire croisée d’un Tahitien extraordinaire, un Arioi qui partit en voyage d’exploration en 1769 accompagnant le navigateur James Cook, et de trois Polynésiens d’aujourd’hui qui suivent les traces de leur ancêtre au cours d’un voyage initiatique.
Nous connaissons tous le Capitaine Cook, mais qu’en est-il du navigateur tahitien Tupaia qui contribua à faire de son voyage en Nouvelle-Zélande une réussite ?  Ce grand prêtre polynésien se révéla être un diplomate, un politicien et un artiste. Le film relate l’aventure de Tupaia et traduit la fascination des Maoris pour ce personnage, qu’ils avaient reconnu comme l’un des leurs, et aujourd’hui toujours très présent dans la mémoire de tous les Néo-zélandais. Il montre la version océanienne du premier contact entre les Anglais et les Maoris.

Distinctions et sélections
2016 : Festival International du Film Océanien (FIFO) – Papeete (France) – 3ème Prix spécial du jury. Suivies de Table ronde « autour de l’exposition Maro ‘ura »
Modération : Khadidja Benouataf
Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture, de l’Environnement, de la jeunesse et des sports, chargé de l’Artisanat et de la promotion des langues
Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collections Océanie au département du patrimoine et des collections musée du quai Branly – Jacques Chirac, co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura
Miriama Bono, directrice du Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha, co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura
Guillaume Alevêque, spécialiste de la Polynésie, chercheur associé à l’IIAC (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain), co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura
En marge de « maro ‘ura, un trésor polynésien » le ministre de la culture et les co-commissaires de l’exposition évoqueront la genèse de l’événement, mais également les enjeux historiques et contemporains qui sont liés la découverte de ce fragment. Prolongeant les projections, les thématiques de renouveau culturel, de recherche et de médiation seront également au cœur des échanges.

Mercredi 20 octobre

Marae Henri Hiro

Marae-ICA, un film de Henri Hiro – Polynésie française, 1983, 52’, vo en tahitien

Poète, cinéaste, dramaturge, militant Henri Hiro est une figure emblématique du renouveau culturel qui se manifeste à Tahiti à partir de la fin des années 1970.  Défenseur des racines ‘ma‘ohi’, son œuvre une grande place à la terre et à la langue dans la définition de l’identité polynésienne. Henri Hiro encourage la jeunesse polynésienne à s’exprimer par le biais de la culture, à travers la langue, la poésie, la danse, les chants, l’expression théâtrale et le cinéma. Lui-même réalisateur, acteur, metteur en scène et comédien, il traduit des pièces de théâtre du français au reo ma‘ohi, et dirige plusieurs films, dont Marae, qui retrace une cérémonie d’intronisation d’un jeune roi.

Synopsis : Écrit fin 1982 et tourné en juillet 1983, ce film de Henri Hiro retrace la cérémonie d’intronisation d’un jeune roi sur le marae Arahurahu de Paea. Unité de temps, unité de lieu, le film s’attache au détail de cette cérémonie d’antan avec tous les fastes que l’on peut imaginer. Un bon mois a été nécessaire au réalisateur et à l’équipe du Département recherche et Créations de l’OTAC pour filmer cette reconstitution. « Il est vrai, se souvient le chef opérateur Angelo Oliver, que l’emplacement du marae Arahurahu est peu propice au tournage. Il est très peu ensoleillé. Aussi, afin d’avoir une lumière homogène tout le long du film, nous ne tournions que deux à trois heures par jour lorsque les nuages ne jouaient pas avec nos nerfs. A l’époque nous tournions en 16mm, avec une seule caméra, pas de multi-caméras comme aujourd’hui. Henri Hiro avait entièrement découpé son film, pas de place pour l’improvisation ». Plus de 200 acteurs, danseurs, musiciens et figurants participeront à reconstitution. Les danses ont été chorégraphiées par Coco Hotahota, et les chants interprétés par le groupe Tereia de Penina. On trouve dans les rôles principaux : David Teai, Raymond Graffe, Tutea Itae, Whakateka, John Mairai et Antonio Matohi
Suivie d’une rencontre (17h-18h30) avec :
Manouche Lehartel, muséologue, ancienne directrice du Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha, présidente de la fédération de ori tahiti , vice-présidente de l’AFIFO
Miriama Bono, directrice du Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha, co-commissaire de l’exposition Maro ‘ura, présidente de l’AFIFO

Vendredi 22 octobre

Pari Pari, un film de Virginie Tetoofa et Toarii Pouira Polynésie française, 2019, 14’, vostfr

Synopsis : Faire redécouvrir aux Polynésiens les lieux, les noms et les histoires de leur terre. Ici Tautira, grâce à une courte animation et au paripari fenua, déclamation orale empreinte de mémoire, de croyances et de légendes.

Rurutu, terre de umuai, un film de Virginie Tetoofa et Teiva Drion Polynésie française, 2018, 54’, vostfr

Synopsis : Rurutu. Une communauté où la coutume tisse les liens entre les habitants. Depuis le début du XX° siècle, à Avera, la grande fête de l’année est le ‘umuai, l’organisation de mariages collectifs qui peuvent réunir parfois jusqu’à 17 couples. Amis et familles s’y livrent avec abandon : cadeaux, nourriture, boissons, danses, tout est offert à profusion lors de ces festivités qui durent plusieurs jours, y compris la joie. C’est une part essentielle de l’identité de cette île.é

Suivies d’une rencontre avec Virginie Tetoofa (17h30-18h30)